L’apprentissage, du berceau jusqu’à l’âge d’or

Anne LeBlanc - Equipe d’Alphabetisation Nouvelle-Ecosse

Que j’étais chanceuse d’être venue au monde dans le beau pays du Canada, lorsque tous les gens ont le droit d’être instruits. Mon apprentissage ma donné de gros cadeaux tout le long de ma vie, en débutant dès ma naissance avec ma première petite chanson que j’entendais ma mère chanter. Je ne connaissais pas l’importance des affaires de la vie, et je regardais seulement envers ma nourriture et mon confort.

Pendant mes années d’enfance, j’ai grandi dans le petit village acadien de Concessions, où j’apprenais du nouveau tous les jours. J’ai fréquenté la petite école, et je me suis rendue à l’école secondaire, où toutes mes classes étaient enseignées en anglais, sauf le cours de lecture et de grammaire française. Même si ma famille était pauvre, et que je n’avais pas toujours des articles à la mode, j’avais le droit d’aller à l’école, tout comme mes quelques camarades de classe, qui étaient riches.

Comme adulte, j’ai encore une soif insatiable pour apprendre. Je veux pouvoir bien lire et écrire en français, celle qui est ma langue maternelle. Ma fierté acadienne déborde sur tous les côtés. Mes ancêtres ont travaillé tellement fort pour garder leur précieuse langue, c’est pourquoi je ne veux pas que leurs épreuves étaient pour rien. Grâce à la Loi gouvernementale, qui donne à tous les Acadiens, le droit d’être instruit en français, j’ai maintenant, l’occasion de prendre part à des classes d’alphabétisation, dans ma communauté. Celles-ci me permettent peu à peu d’améliorer ma lecture et mon écriture.

C’est avec une grande joie que je me suis lancé dans le domaine des écrivains. Le voyage est, parfois plus beau et enrichissant, que la destination. Je me rends conte, que la langue française est encore bien plus belle que je la percevais. C’est aussi énormément satisfaisant, quand on peut accomplir une oeuvre qui semblait autrefois impossible. Je suis très reconnaissante envers l’alphabétisation, pour m’avoir ouvert la porte, qui serait autrement restée fermée.

Dans mon voyage de la vie, je tiens avec espoir un rêve qu’une fois rendue à l’âge d’or, que mes oeuvres seront nombreuses, et qu’il y en restera toujours un à finir. Je sais, que c’est impossible de tout apprendre, mais c’est très épanouissant d’essayer de l’atteindre.